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Allemagne – Côte d’Ivoire : Adingra reverra l’action mille fois, mais elle ne se reproduira plus…

Allemagne – Côte d’Ivoire : Adingra reverra l’action mille fois, mais elle ne se reproduira plus…

Samedi 20 juin, la Côte d’Ivoire et l’Allemagne se sont affrontés dans le cadre de la Coupe du monde 2026. Menés part moments par cette équipe Allemande, les Eléphants ont marqué un but grâce à Franck Kessié. Mais les Ivoiriens voulant marquer un deuxième but, mais celui-ci fut raté lamentablement par le jeune Simon Adingra sur une belle passe de Pépé.

Simon Adingra, joueur international iovirien

Samedi 20 juin, la Côte d’Ivoire et l’Allemagne se sont affrontés dans le cadre de la Coupe du monde 2026. Menés part moments par cette équipe Allemande, les Eléphants ont marqué un but grâce à Franck Kessié. Mais les Ivoiriens voulant marquer un deuxième but, mais celui-ci fut raté lamentablement par le jeune Simon Adingra sur une belle passe de Pépé. Au finish, les Eléphants couchés froidement après ce deuxième but de La Mannschaft. Une contribution du journaliste et directeur de publication, Dr David Youant, sur le jeune joueur Adingra. Qui est crucifié par les internautes pour son but manqué.

Le samedi 20 juin, pour son deuxième match de poule au Mondial de foot 2026, la Côte d’Ivoire a perdu 2-1 contre l’Allemagne dans les derniers instants de la rencontre. Pourtant, quelques secondes avant le second but allemand, l’attaquant ivoirien Simon Adingra – fraîchement entré en jeu – avait le but de la victoire au bout des pieds.

Si cette défaite passe difficilement chez les supporters des Éléphants footballeurs, c’est parce que tous, ou presque, n’arrêtent pas de se poser la même question : pourquoi Adingra a-t-il décidé de contrôler le ballon plutôt que de déclencher une frappe en première intention, à la Amad Diallo ? Le résultat de son action montre que l’attaquant de Monaco (Ligue 1 française) a pris la mauvaise décision, comme il arrive à chacun de nous d’en prendre dans nos vie de tous les jours.

Sur le coup, le joueur de 24 ans n’a pas mesuré la gravité de cette décision, mais quelques secondes plus tard, le but encaissé par son équipe – synonyme de défaite – lui a fait comprendre que souvent, dans la vie, certaines opportunités ne se présentent qu’une seule fois.

L’action d’Adingra, nous la répétons au quotidien : dans nos affaires, en famille, au travail, dans nos couples, avec nos enfants ou parents, pour notre carrière ; loin des projecteurs certes, mais avec les mêmes conséquences…
Combien de fois ne prenons-nous pas de décisions cruciales dans notre vie de tous jours, avec autant de légèreté ?

Mauvaises décisions

Si nous sommes unanimes que l’ex-attaquant de Brighton (Angleterre) n’a pas pris la bonne décision – en raison des conséquences désastreuses pour les Éléphants de Côte d’Ivoire – personne ne peut en revanche dire avec certitude, qu’une frappe directe aurait produit le résultat inverse.

À preuve, moins d’une demi-heure avant lui, dans cette même surface de réparation, son coéquipier Chris Inao avait tiré dans les tribunes en première intention, alors qu’il se trouvait à moins d’une dizaine de mètres de la cage de Manuel Neuer. Tous deux ont pris des décisions contraires dans les mêmes circonstances, mais en obtenant le même résultat : pas de but.

En fin de compte, c’est le résultat qui valide la bonne décision. Votre décision sera jugée mauvaise si l’objectif principal n’est pas atteint. Elle sera qualifiée de bonne si le résultat est conforme à vos intentions.
Dans le cas de Simon Adingra, plusieurs facteurs peuvent expliquer son choix.

Hésitation

Son contrôle approximatif (avec le talent qu’on lui connaît), suppose que le jeune attaquant a hésité entre une frappe directe et un dribble. Pourquoi a-t-il hésité, alors qu’en février 2026, en championnat de France, il a inscrit un but (le 2e au cours de cette même opposition) dans le même registre, en frappant directement au but? En général, l’hésitation découle d’une confusion de choix entre au moins deux options. Notre cerveau ne s’accorde pas avec nos actes au moment de concrétiser la décision. Ce manque de synchronisation a engendré la perte du ballon.

Manque d’anticipation
Pendant qu’il accompagnait, dans une course effrénée, le déboulé de Nicolas Pépé sur le flanc droit de l’attaque, Adingra n’avait pas anticipé la passe de son coéquipier, encore moins ce qu’il ferait lorsqu’il serait en possession du ballon.

Manifestement, il continuait de réfléchir sur la décision à prendre et à acter, au moment où Pépé lui ouvrait le chemin du but. Une voix lui disait de frapper instantanément, tandis qu’une autre lui suggérait de stopper le ballon, pour se donner plus de chance de scorer.

Le Belge Kévin De Bruyne (l’un des footballeurs les plus intelligents de ces dix dernières années, selon moi) aurait lu toute l’action par anticipation et aurait pris sa décision en une fraction de seconde, avant même de recevoir la balle.

Biais cognitifs

La mauvaise décision de Simon Adingra provient également d’au moins deux biais cognitifs : le biais de négativité et celui de l’aversion à la perte. Le premier est lié à la perte de confiance en lui-même depuis sa non titularisation. Le second est la conséquence du premier : le joueur prend dorenavant de moins en moins de risques, se contentant du strict minimum.

Aussi, le fait d’avoir en face un certain Manuel Neuer, a semé le doute dans l’esprit du champion d’Afrique 2023. Il s’est laissé subjugué par la renommée du portier allemand, dont il a vu les exploits à la télé alors qu’il n’était qu’un gamin. Se retrouver en face d’un tel monstre, d’une telle légende vivante du football moderne, n’a pas été évident à gérer, pour lui.

Faiblesse mentale

Adingra a donc fait preuve de faiblesse mentale, à un niveau où la moindre erreur se paye cash. À un niveau où il faut être clinique, efficace et froid face à de telles opportunités. Les moments de doutes et les passages à vide mal gérés, brisent dans leur élan bien de carrières, dans n’importe quel domaine d’activité.

La faiblesse mentale n’est pas compatible avec le haut niveau. À contrario, la capacité d’encaissement est une des nombreuses exigences du haut niveau. Or, en arrêtant sa course et en se couvrant le visage avec son maillot après son contrôle raté, Adingra illustre bien son état d’esprit actuel.

Perte de l’insouciance

Pourtant, en 2024, lors de la CAN où il s’est révélé aux fans du football, ses brillantes prestations étaient en partie dues à son insouciance dans le jeu. La confiance de son entraîneur Emerse Faé a dopé sa confiance en lui-même. On le sentait à son aise sur le terrain ; on le sentait prendre du plaisir surtout.

L’insouciance est un facteur de réussite chez tous les jeunes footballeurs, lancés très tôt dans le monde professionnel. Désiré Doué, Lamine Yamal, Chris Inao, Yann Diomandé en sont la parfaite illustration. Avant eux, Mbappé, Messi ou Cristiano Ronaldo, ont aussi fait preuve d’insouciance à leurs débuts.

Adingra reverra mille fois son action, hélas, il ne pourra que la rejouer dans sa tête : elle ne se reproduira plus. Du moins, pas pour cette rencontre… La prochaine fois, il saura quoi faire.

Source : credochristi.com