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Assalé Tiémoko : « Désormais, une plainte pour chaque diffamation »

Assalé Tiémoko : « Désormais, une plainte pour chaque diffamation »

Le journaliste d’investigation et maire de Tiassalé, Assalé Tiémoko, hausse le ton face à ses détracteurs. Dans une longue déclaration publiée sur sa page Facebook ce lundi 27 juillet 2026, l’ancien député de Tiassalé a annoncé qu’il ne laisserait désormais passer aucune attaque qu’il considère comme diffamatoire.

Le journaliste d’investigation et maire de Tiassalé, Assalé Tiémoko, hausse le ton face à ses détracteurs. Dans une longue déclaration publiée sur sa page Facebook ce lundi 27 juillet 2026, l’ancien député de Tiassalé a annoncé qu’il ne laisserait désormais passer aucune attaque qu’il considère comme diffamatoire. « Désormais, une plainte pour chaque diffamation ! », écrit-il en ouverture d’un message qui se veut à la fois un plaidoyer pour son parcours et une mise en garde adressée à ceux qu’il accuse de propager des contrevérités à son sujet.

À travers cette publication, Assalé Tiémoko revient d’abord sur sa carrière de journaliste d’investigation, qu’il présente comme le fondement de son attachement à la vérité et au respect des règles professionnelles. Il affirme avoir exercé ce métier pendant quinze ans avec une seule ligne de conduite. « Pendant quinze années de journalisme d’investigation, j’ai exercé mon métier avec une seule exigence : la vérité », souligne-t-il. Il explique que chacune de ses enquêtes a toujours respecté le principe du contradictoire, en donnant systématiquement la parole aux personnes mises en cause afin qu’elles puissent présenter leur version des faits.

Le maire de Tiassalé insiste également sur la rigueur de son travail d’investigation. « Lorsque les preuves existent, j’affirme. Lorsqu’elles sont insuffisantes, je nuance », affirme-t-il, avant de rappeler qu’en plus de 200 enquêtes publiées, certaines ayant conduit à des poursuites judiciaires contre les personnes mises en cause, il n’a jamais été condamné pour une publication mensongère ou diffamatoire. Au-delà de son parcours dans la presse, Assalé Tiémoko met en avant son expérience politique. Depuis son élection à la mairie de Tiassalé en 2019 et au cours de ses cinq années passées à l’Assemblée nationale, il assure avoir conservé la même exigence de responsabilité dans ses prises de parole publiques.

« Je n’ai jamais rien affirmé sans fondement », affirme-t-il, estimant que ses interventions ont toujours reposé sur des faits établis et des éléments documentés. Évoquant la vie politique dans sa commune, l’élu affirme avoir toujours entretenu des relations respectueuses avec son prédécesseur, le maire Sylla, alors que celui-ci dirigeait la municipalité sous la bannière du RHDP. Selon lui, il n’a jamais financé, encouragé ou cautionné des campagnes d’insultes ou de diffamation contre son ancien adversaire politique.

« Je l’ai toujours traité avec respect, en l’appelant « grand frère », et jamais je n’ai cherché à entraver son action municipale », écrit-il, rappelant que de nombreux habitants de Tiassalé peuvent témoigner des échanges directs qu’il entretenait avec lui. Assalé Tiémoko estime toutefois que le climat politique a évolué ces dernières années. Il affirme avoir fait preuve de patience et de retenue face à des comportements qu’il juge inacceptables, mais considère que cette période est désormais terminée.

« Depuis quatre ans, j’ai fait preuve de patience, de retenue et de tolérance. Cette période est désormais révolue », prévient-il. Le maire revient également sur les procédures judiciaires engagées dans la commune. Il rappelle que certains de ses collaborateurs ont été les premiers à faire l’objet de plaintes déposées devant la Plateforme de lutte contre la cybercriminalité (PLCC) ainsi que devant le tribunal de Tiassalé. Selon lui, il ne fait aujourd’hui qu’exercer les mêmes droits que ses adversaires politiques.

« Je n’ai pas été le premier à saisir la justice à Tiassalé », insiste-t-il, regrettant que sa propre démarche fasse désormais l’objet d’une lecture politique. Le message prend ensuite la forme d’un avertissement clair à l’endroit de ceux qui l’accusent publiquement sans, selon lui, apporter la moindre preuve. « Je le dis aujourd’hui avec fermeté : je ne laisserai plus rien passer », déclare-t-il. S’il reconnaît que la critique de l’action d’un maire relève du débat démocratique, Assalé Tiémoko trace une ligne rouge entre la critique politique et la diffamation. « Critiquer la gouvernance d’un maire est un droit. Dans une démocratie, c’est même une nécessité. Mais aucune accusation ne peut être portée sans preuve », affirme-t-il.

L’élu annonce ainsi une nouvelle doctrine : chaque accusation qu’il considérera comme diffamatoire donnera lieu à une procédure judiciaire. « À défaut, lorsqu’il s’agira de diffamation ou de calomnie, je déposerai autant de plaintes que nécessaire, et chacune de ces procédures sera menée jusqu’à son terme », promet-il. Enfin, Assalé Tiémoko rappelle qu’il est lui-même concerné par des procédures judiciaires qu’il dit assumer « dans le cadre de l’État de droit ». Il estime donc légitime de bénéficier des mêmes garanties que tout citoyen face à des accusations qu’il juge mensongères.

Concluant sa déclaration sur une défense de l’État de droit, le maire de Tiassalé affirme que la liberté d’expression ne saurait servir de justification à la propagation de fausses informations. « La démocratie garantit le droit de critiquer. Elle ne garantit pas le droit de mentir pour nuire à des fins politiciennes et électoralistes », conclut-il. Par cette sortie publique, publiée sur Facebook le lundi 27 juillet 2026, Assalé Tiémoko affiche sa volonté de répondre désormais sur le terrain judiciaire à toute attaque qu’il estimera relever de la diffamation, marquant ainsi un tournant dans sa stratégie de défense face aux polémiques politiques.

Source : afriksoir.net