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Cacao invendus : Plusieurs OPA en colère, interpellent Bruno Koné

Cacao invendus : Plusieurs OPA en colère, interpellent Bruno Koné

La pression monte dans la filière Café-cacao de Côte d'Ivoire. Plusieurs Organisations professionnelles agricoles (OPA) ont lancé, mardi 28 juillet 2026 à Cocody, un appel pressant au gouvernement, notamment au ministre de l'Agriculture, du développement rural et des productions vivrières, Bruno Koné, afin qu'une solution rapide soit trouvée au problème des milliers de tonnes de cacao inventoriées mais toujours stockées chez les producteurs.

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La pression monte dans la filière Café-cacao de Côte d'Ivoire. Plusieurs Organisations professionnelles agricoles (OPA) ont lancé, mardi 28 juillet 2026 à Cocody, un appel pressant au gouvernement, notamment au ministre de l'Agriculture, du développement rural et des productions vivrières, Bruno Koné, afin qu'une solution rapide soit trouvée au problème des milliers de tonnes de cacao inventoriées mais toujours stockées chez les producteurs.

Elles dénoncent une situation qui, selon elles, menace aussi bien les revenus des paysans que la crédibilité de la filière. Réunis au cours d'une conférence de presse autour du thème "Les stocks de cacao inventoriés non enlevés et audit des 291 milliards affectés à l'enlèvement de 100 000 tonnes de cacao", les responsables des organisations signataires ont exprimé leur profonde inquiétude face au retard constaté dans l'enlèvement des stocks recensés par le Conseil du Café-Cacao.

Porte-parole du collectif, le responsable de la Coordination rurale de Côte d'Ivoire (Cr-CI), Ehora Yao Léonard, a d'abord salué la décision des autorités de mobiliser des ressources financières pour soutenir les producteurs. Selon lui, cette initiative traduisait une volonté de protéger les paysans contre les difficultés du marché. Toutefois, il estime que cette mesure n'a pas produit les effets escomptés. « Depuis plusieurs mois, des milliers de tonnes de cacao dûment inventoriées restent stockées chez les producteurs faute d'enlèvement. Pendant ce temps, la qualité des fèves se dégrade, les producteurs enregistrent d'importantes pertes financières et la confiance dans les mécanismes de commercialisation s'effrite », a-t-il déclaré.


Au-delà de cette question, les organisations agricoles ont attiré l'attention sur les 291 milliards de FCFA qui auraient été affectés à la prise en charge de 100 000 tonnes de cacao. Elles disent ne pas comprendre la gestion de cette enveloppe au regard de la persistance des stocks non évacués. Face à cette situation, elles ont directement interpellé le ministre Bruno Koné, l'invitant à prendre toutes les dispositions nécessaires afin que les stocks encore entreposés soient rapidement enlevés. Elles demandent également au ministère de diligenter les investigations nécessaires avec les institutions compétentes pour faire toute la lumière sur la gestion des fonds engagés.

Le collectif réclame notamment "un audit indépendant", la publication des résultats de cette enquête ainsi qu'une transparence totale sur l'utilisation des 291 milliards de FCFA. Il souhaite également que le Conseil du Café-Cacao rende public l'ensemble des documents relatifs à cette opération afin d'éclairer les producteurs et l'opinion publique. En clair, ces organisations agricoles appellent également l'Inspection générale des finances, la Cour des comptes, le Parquet ainsi que les organismes de lutte contre la corruption à s'impliquer dans ce dossier afin que d'éventuelles responsabilités soient établies si des irrégularités venaient à être constatées.

Les représentants des producteurs préviennent qu'ils ne comptent pas abandonner ce combat. Et pour cause, si leurs revendications restent sans réponse, ils prévoient mener des "actions collectives" dans les prochains jours pour défendre les intérêts des producteurs. « Notre combat n'est dirigé contre aucune personne. Il est celui de la vérité, de la justice et de la dignité des producteurs ivoiriens. L'argent destiné aux paysans doit revenir aux paysans », a rappelé Ehora Yao Léonard, au nom des différentes organisations de la filière Café-cacao.

Source : lavenir.ci