Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye est arrivé mardi 28 juillet 2026 à Bamako, son premier déplacement en tant que président de la CEDEAO.
Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye est arrivé mardi 21 juillet 2026 à Bamako pour une visite d'amitié et de travail, à l'invitation du président de la Transition malienne, le général Assimi Goïta. Ce déplacement constitue son premier voyage régional depuis sa prise de fonction, le 19 juillet 2026 à Freetown, à la présidence en exercice de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO).
Ce n'est pas la première visite du chef de l'État sénégalais dans la capitale malienne. Il s'y était déjà rendu le 30 mai 2024, moins de deux mois après son investiture, pour une rencontre avec le général Goïta consacrée aux relations bilatérales, à la sécurité régionale et à l'avenir des liens entre la Cédéao et les pays alors dirigés par des autorités de transition militaire.
Le déplacement intervient dans un contexte de redéfinition des relations entre la Cédéao et la Confédération des États du Sahel (AES), qui regroupe le Mali, le Burkina Faso et le Niger depuis leur retrait de l'organisation ouest-africaine. Selon la présidence sénégalaise, la visite s'inscrit dans la continuité des liens de fraternité, de voisinage et de coopération entre les peuples sénégalais et malien, et doit permettre aux deux chefs d'État d'échanger sur les questions bilatérales, la paix, la sécurité et l'intégration régionale.
Visite à Bamako après le sommet de Freetown
Lors du sommet de Freetown, Bassirou Diomaye Faye avait défendu une CEDEAO financièrement plus autonome, appelant à renforcer la mutualisation des moyens de sécurité et à opérationnaliser la force régionale de lutte contre le terrorisme. Sa présidence coïncide également avec la nomination du général Birame Diop à la tête de la Commission de la Cédéao, en remplacement d'Omar Alieu Touray, plaçant Dakar au centre de la direction exécutive de l'organisation.
Dans cette configuration, le Sénégal veut peser sur la relance du dialogue régional et sur la définition des futures relations entre la Cédéao et les pays de l'AES, alors que les discussions sur les modalités de coopération entre les deux blocs restent ouvertes depuis le retrait officiel des trois pays sahéliens en janvier 2025.