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Côte d’Ivoire-AIP / Le sous-préfet de Yamoussoukro appelle à la déclaration des naissances et à la sécurisation du foncier

Côte d’Ivoire-AIP / Le sous-préfet de Yamoussoukro appelle à la déclaration des naissances et à la sécurisation du foncier

Yamoussoukro, 28 juin 2026 (AIP) – Le sous-préfet de Yamoussoukro, Yéo Dohogninnina, a appelé les populations à déclarer systématiquement les naissances dans les délais légaux et à sécuriser leurs biens fonciers à travers l’obtention des titres appropriés, lors d’une conférence de presse tenue vendredi 26 juin 2026 à la préfecture de Yamoussoukro.

Yamoussoukro, 28 juin 2026 (AIP) – Le sous-préfet de Yamoussoukro, Yéo Dohogninnina, a appelé les populations à déclarer systématiquement les naissances dans les délais légaux et à sécuriser leurs biens fonciers à travers l’obtention des titres appropriés, lors d’une conférence de presse tenue vendredi 26 juin 2026 à la préfecture de Yamoussoukro.

Intervenant dans le cadre des « Rendez-vous de la presse » organisés par l’Association des professionnels de la presse de Yamoussoukro (AAPRESS), le sous-préfet a présenté l’état civil et le foncier comme deux piliers essentiels du développement local, de la paix sociale et de la citoyenneté.

« Un enfant sans acte de naissance est un enfant invisible pour la République », a-t-il déclaré, déplorant le nombre encore élevé d’enfants non enregistrés à l’état civil dans les villages, campements et certains quartiers de la capitale politique.

Il a rappelé que la déclaration de naissance est gratuite et doit être effectuée dans un délai de trois mois après la naissance, faute de quoi les parents sont contraints d’engager des procédures judiciaires plus longues et coûteuses pour obtenir un jugement supplétif.

Selon lui, près de 40 % des naissances en zone rurale sont encore déclarées hors délai. Afin de remédier à cette situation, la sous-préfecture a mené une vaste campagne dénommée « La Sous-préfecture chez vous », qui a permis d’enregistrer 5 899 personnes pour la première fois à l’état civil, dont 1 290 élèves et 3 415 adultes de plus de 18 ans.

Abordant la question foncière, M. Yéo a souligné que la croissance rapide de Yamoussoukro accentue la pression sur les terres et multiplie les litiges. Il a insisté sur le fait que l’attestation villageoise ne constitue pas un titre de propriété.

« Le seul document qui garantit la pleine propriété d’un terrain et protège contre les spoliations ou les doubles ventes, c’est le titre foncier ou l’Arrêté de concession définitive (ACD) en zone urbaine », a-t-il affirmé.

Le sous-préfet a invité les acquéreurs à vérifier systématiquement la situation juridique des terrains avant toute transaction et exhorté les propriétaires coutumiers à engager l’immatriculation de leurs terres afin de prévenir les conflits successoraux et familiaux.

Dans son exposé sur le rôle du sous-préfet dans le développement d’une localité, il a également mis en avant les résultats obtenus dans la gestion des conflits de chefferie. Sur les 13 conflits recensés à son arrivée en 2023, sept ont été totalement résolus, quatre sont en voie de règlement et deux demeurent en discussion.

Il a aussi relevé une baisse significative des conflits entre agriculteurs et éleveurs, passés d’une trentaine par an à moins de cinq cas annuels grâce aux actions de médiation conduites par l’administration.

Pour le secrétaire général de la chefferie traditionnelle de Yamoussoukro, Baba Kouassi Yao Maurice, le sous-préfet a fortement contribué à l’apaisement des tensions dans les villages et au renforcement des capacités des chefs traditionnels.

« Il nous met au centre de la résolution des conflits de chefferie en faisant prévaloir le respect des us et coutumes », a-t-il salué, estimant que l’action de l’autorité administrative a permis d’importantes avancées dans la cohésion sociale et le développement local.

Présidant l’ouverture de la rencontre, le président de l’AAPRESS, Traoré Yacouba Diarra, a rappelé que le sous-préfet constitue un acteur essentiel de proximité, chargé notamment de la cohésion sociale, de la médiation, de la sécurité, de l’état civil et de l’accompagnement des collectivités territoriales.

Source : AIP