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Côte d’Ivoire / Après le drame de Touba-Biankouma : la société Diarra Transport suspendue

Côte d’Ivoire / Après le drame de Touba-Biankouma : la société Diarra Transport suspendue

Le terrible accident de la circulation survenu le 13 juillet 2026 sur l'axe Touba-Biankouma continue de révéler son lot de défaillances. Alors que le bilan humain et matériel a profondément marqué les populations, les premières conclusions de l'enquête technique diligentée par le ministère des Transports et des Affaires maritimes mettent en lumière de graves violations de la réglementation en vigueur.

Le terrible accident de la circulation survenu le 13 juillet 2026 sur l'axe Touba-Biankouma continue de révéler son lot de défaillances. Alors que le bilan humain et matériel a profondément marqué les populations, les premières conclusions de l'enquête technique diligentée par le ministère des Transports et des Affaires maritimes mettent en lumière de graves violations de la réglementation en vigueur. En réaction, les autorités ont décidé de frapper fort contre la société Diarra Transport.

A la suite du drame, le ministre des Transports et des Affaires maritimes avait immédiatement ordonné au Bureau Enquête et Analyse Accident (BEA) d'ouvrir des investigations techniques et administratives afin d'établir les circonstances exactes de l'accident.

Les conclusions préliminaires sont sans appel. Les enquêteurs ont relevé plusieurs manquements graves aux dispositions de la loi du 16 décembre 2014 portant orientation du transport intérieur ainsi qu'au décret du 1er février 2017 relatif au contrôle technique automobile. Ces irrégularités concernent notamment les conditions de mise en circulation des véhicules de transport de passagers et le respect des exigences administratives et techniques imposées aux transporteurs.

Face à ces constats, le ministère a pris une série de sanctions immédiates, indépendamment de la procédure judiciaire toujours en cours.

La première mesure consiste en la suspension de la carte de transporteur de la société Diarra Transport, l'empêchant de poursuivre ses activités tant que les exigences fixées par l'administration ne seront pas satisfaites.

Les autorités ont également ordonné le transfert de l'ensemble des autocars de l'entreprise vers Abidjan. Chaque véhicule devra y subir une inspection technique approfondie ainsi qu'une vérification complète de sa conformité administrative en présence des services compétents du ministère.

Autre exigence majeure : la société devra démontrer que tous ses chauffeurs sont titulaires du Certificat d'Aptitude de Conducteur Routier (CACR), document obligatoire attestant de leur qualification professionnelle, avant toute éventuelle reprise de ses activités.

A ces sanctions s'ajoutent l'obligation de régler l'intégralité des infractions routières impliquant les autocars de la compagnie ainsi que le remboursement de tous les frais dûment justifiés engendrés par l'accident.

Le ministère précise que ces mesures prennent effet immédiatement et resteront en vigueur jusqu'à leur exécution complète.

Au-delà du cas de Diarra Transport, cette décision traduit la volonté des autorités de renforcer la discipline dans le secteur du transport routier de voyageurs, régulièrement confronté à des accidents meurtriers. Le ministre des Transports et des Affaires maritimes a d'ailleurs renouvelé son appel à l'ensemble des transporteurs et des usagers de la route au strict respect du Code de la route.

Pendant que l'enquête judiciaire suit son cours pour déterminer les responsabilités pénales, cette affaire rappelle que le non-respect des règles de sécurité peut avoir des conséquences dramatiques, tant pour les exploitants que pour les passagers qui leur confient quotidiennement leur vie.

Le lundi 13 juillet 2026, un car de la compagnie Diarra Transport assurant la liaison Odienné-Yamoussoukro a quitté la chaussée avant de plonger dans le fleuve Bafing. Le bilan s'élève aujourd'hui à 39 morts et 45 blessés.

L'enquête pointe une surcharge de passagers et de bagages, des pneus non conformes et un défaut de maîtrise du conducteur. C'est le pire accident routier de l'année en Côte d'Ivoire.

A.K.

Source : pressivoire.com