Le Tribunal militaire d’Abidjan a condamné, le jeudi 9 juillet 2026, un sous-officier en service à Agboville à 18 mois d’emprisonnement, dont 12 mois ferme et 6 mois avec sursis, pour avoir lancé une grenade lacrymogène dans un maquis de la ville.
Les faits remontent à la nuit du 6 au 7 mars 2026. Le maréchal des logis D.M., qui consommait des boissons alcoolisées dans un maquis du quartier RAN à Agboville, a dégoupillé une grenade lacrymogène sur le parking de l’établissement, en violation des consignes de sa hiérarchie.
L’engin a rapidement dégagé une épaisse fumée, provoquant un mouvement de panique parmi les clients, contraints de quitter précipitamment les lieux. Le lendemain, les responsables du maquis ont déposé une plainte auprès de la hiérarchie militaire.
À la barre, le prévenu a reconnu les faits. Il a expliqué avoir volontairement dégoupillé la grenade avant de la lancer dans un caniveau situé à proximité de l’établissement, puis être rentré à son domicile. Le sous-officier était poursuivi pour trouble à l’ordre public, mise en danger d’autrui, dissipation de matériel militaire et violation de consigne, en application des articles 179, 190, 393, 533 et 559 du Code pénal.
Outre la peine d’emprisonnement, le tribunal lui a interdit, pendant cinq ans, de porter une arme et d’exercer les fonctions de juré ou d’assesseur. Il a également ordonné la publication, à ses frais, de la décision de justice dans l’ensemble des casernes.
À travers cette décision, le Tribunal militaire a rappelé que la détention et l’utilisation d’équipements militaires sont exclusivement réservées au service et que tout usage en dehors de ce cadre est passible de lourdes sanctions.
Rebecca Kouassi (stagiaire)
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