Non sans mal, l’Angleterre et l’Argentine ont décroché leur qualification pour les demi-finales de la Coupe du monde 2026, après prolongation, respectivement contre la Norvège et face à la Suisse. Les Three Lions et l’Albiceleste se retrouveront mercredi 15 juillet, au lendemain du duel entre l’équipe de France et l’Espagne, dans une rencontre qui résonnera avec plusieurs de leurs précédentes oppositions.
L’Angleterre et l’Argentine ont pris, dans la nuit de ce samedi 11 à ce dimanche 12 juillet 2026, les deux derniers billets pour le dernier carré de la Coupe du monde, et s’affronteront dans un match au parfum de légende, 40 ans après la « Main de Dieu » de Diego Maradona.
Portés par un très grand Jude Bellingham, auteur d’un doublé, les Anglais ont éliminé la Norvège à Miami, après prolongation (2-1). Plus tard à Kansas City, l’Albiceleste a encore souffert pour battre en prolongation (3-1) une formation suisse réduite à dix.
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Cette seconde demi-finale se jouera mercredi 15 juillet à Atlanta (21 h, heure française), au lendemain de celle entre la France vice-championne du monde et l’Espagne championne d’Europe en titre qui aura lieu à Arlington, près de Dallas (à 21 h, également).
Jude Bellingham porte les Three Lions
Dans la touffeur de Miami, le premier quart de finale de la nuit avait été annoncé comme un duel de fines gâchettes entre deux des meilleurs buteurs de la compétition : d’un côté Erling Haaland (7 réalisations) et, de l’autre, le capitaine anglais Harry Kane (6). Ce dernier a bien cru ajouter une unité à son total, mais son but juste avant la mi-temps a été refusé pour hors-jeu. Au final, aucun des deux n’a marqué dans cet affrontement entre deux équipes longtemps paralysées par l’enjeu.
Novice à ce stade dans un Mondial, la Norvège a attaqué la partie en défendant, laissant le ballon à des Anglais peu menaçants. Les hommes de Thomas Tuchel ont même été douchés quand Andreas Schjelderup a déclenché un tir dans un angle improbable, faisant trembler le poteau puis les filets en lobant Jordan Pickford (36’).
La gifle a eu pour vertu de réveiller les Three Lions. Dix minutes plus tard, bien servi par Anthony Gordon, Jude Bellingham s’est chargé seul d’égaliser en faisant parler sa maîtrise technique dans la surface (45’+2).
Le milieu du Real Madrid, brillant, s’est aussi chargé en début de prolongation de foudroyer la Norvège en reprenant en renard des surfaces un ballon mal repoussé par le gardien norvégien Orjan Nyland (93’).
Si costauds depuis le début du tournoi, les Vikings ont semblé comme assommés en fin de match, à l’instar d’un Erling Haaland assez transparent, et remplacé en prolongation.
Bellingham, lui, a été salué en fin de match par un magnifique « Hey Jude » entonné dans le stade de Miami par le public anglais, qui peut commencer à croire que cette Coupe du monde pourrait être la bonne.
Nous nous sommes vraiment, vraiment compliqués la tâche aujourd’hui
, a toutefois regretté le sélectionneur allemand de l’Angleterre, Thomas Tuchel. Le résultat est fantastique. Être en demi-finale, c’est incroyable, mais je ne suis pas satisfait de notre prestation.
Depuis son unique titre mondial en 1966, l’Angleterre, berceau du football, ne s’était hissé que deux fois en demi-finale. C’était en 1990 contre l’Allemagne de l’Ouest, puis en 2018 contre la Croatie.
L’Argentine s’en sort encore
Mercredi 15 juillet, les Anglais affronteront les Argentins dans un duel qui a, historiquement, presque toujours fait des étincelles.
La demie à Atlanta convoquera les souvenirs du match de 1966 remporté par l’Angleterre, du mythique quart de 1986 qui a immortalisé Diego Maradona à l’Azteca ou encore du huitième de 1998 à Saint-Etienne, favorable à l’Argentine et marqué par l’exclusion de David Beckham.
L’opposition apparaît très ouverte cette année, d’autant que l’Argentine, tellement dépendante des coups de génie de Messi, a lutté à chacun de ses matches de la phase à élimination directe, face à des équipes qu’on annonçait pourtant largement à sa portée.
Après s’être fait peur contre l’étonnant Cap-Vert (3-2 a.p.) en seizième, puis contre l’Égypte (3-2) en huitième, les champions du monde ont été longtemps impuissants face à des Suisses pourtant à dix après l’expulsion de Breel Embolo (72’).
Une fois n’est pas coutume, ce n’est pas Messi qui a enfilé le costume de sauveur, mais Julian Alvarez. L’attaquant de l’Atlético Madrid a délivré la horde de supporters argentins d’une frappe lumineuse des 25 mètres dans la lucarne de Gregor Kobel (112’).
Ainsi s’achevaient 40 minutes d’une héroïque résistance helvétique, avant un troisième but signé Lautaro Martinez sur une contre-attaque dans les arrêts de jeu (120’+1).
Mais que ce fut difficile. Les jeux semblaient pourtant faits quand l’Argentin Alexis Mac Allister a ouvert le score d’une jolie tête sur un service de Messi (10’). Mais son équipe n’a jamais été en mesure de clore les débats. Les Suisses sont même revenus au score en deuxième période, quand Dan Ndoye a réussi à tromper Emiliano Martinez après un habile une-deux avec Ricardo Rodriguez (67’).