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Mali : Après la prise de Kouakourou par le Jnim, les 5 000 habitants contraints à l’exode

Mali : Après la prise de Kouakourou par le Jnim, les 5 000 habitants contraints à l’exode

La situation sécuritaire continue de se dégrader dans le centre du Mali. Après l’attaque spectaculaire menée par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim) contre le camp militaire de Kouakourou, l’ensemble de la population de cette localité du cercle de Djenné a été contraint de fuir.

La situation sécuritaire continue de se dégrader dans le centre du Mali. Après l’attaque spectaculaire menée par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim) contre le camp militaire de Kouakourou, l’ensemble de la population de cette localité du cercle de Djenné a été contraint de fuir. Selon des informations rapportées par RFI, les jihadistes ont ordonné aux habitants de quitter les lieux, provoquant une nouvelle crise humanitaire dans une région déjà fortement fragilisée par l’insécurité.

Le centre du Mali est confronté à un nouvel épisode de violence qui met en lumière les difficultés persistantes des autorités à contenir l’expansion des groupes armés. D’après RFI, les quelque 5 000 habitants de Kouakourou ont déserté leur village après la prise du camp militaire par les combattants du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim), organisation affiliée à Al-Qaïda.

Les faits remontent au samedi 18 juillet 2026, lorsque les jihadistes ont lancé une offensive contre la position militaire de Kouakourou. Selon les informations relayées par RFI, les assaillants sont parvenus à s’emparer du camp, infligeant un sérieux revers aux Forces armées maliennes. Le lendemain, les combattants auraient également abattu un hélicoptère militaire, tandis que plusieurs soldats, qui tentaient de se mêler à la population en tenue civile, auraient été capturés.

Après leur victoire, les membres du Jnim auraient donné l’ordre à tous les habitants de quitter immédiatement la localité. Face à cette menace, la population n’a eu d’autre choix que de prendre la route de l’exil, abandonnant habitations, commerces et activités agricoles.

Toujours selon RFI, les autorités maliennes ont tenté de reprendre le contrôle de la zone en intensifiant les opérations militaires. L’armée a notamment annoncé avoir effectué des frappes aériennes qui auraient permis de « neutraliser » cinq combattants circulant à moto et de détruire un véhicule transportant du matériel logistique.

Des renforts composés de soldats maliens et de leurs partenaires russes de l’Africa Corps ont également été déployés vers Kouakourou. Cependant, leur progression a été freinée par plusieurs obstacles. D’après les informations recueillies par RFI auprès de sources locales, les jihadistes ont multiplié les embuscades, utilisé des drones et détruit un pont stratégique, obligeant finalement le convoi militaire à rebrousser chemin vers Djenné.

Pendant ce temps, la situation humanitaire se détériore rapidement. Une partie des déplacés s’est réfugiée dans les villages voisins de Pora et de Saba, où les communautés locales tentent de leur venir en aide malgré des ressources limitées. D’autres ont rejoint Djenné, située à une quarantaine de kilomètres, parfois après plusieurs heures de marche.

Selon RFI, plusieurs centaines de personnes sont actuellement hébergées dans une école de Djenné ou chez des proches. La Direction nationale du développement social a acheminé des vivres, des moustiquaires et d’autres produits de première nécessité afin de répondre aux besoins les plus urgents. Des élans de solidarité continuent également de s’organiser, tandis que certains habitants ont poursuivi leur déplacement jusqu’à Bamako.

Ce nouvel épisode illustre les défis sécuritaires auxquels le Mali demeure confronté dans le centre du pays. Malgré les opérations militaires et le soutien de partenaires étrangers, les groupes jihadistes conservent une forte capacité de nuisance, avec des conséquences dramatiques pour les populations civiles, une fois de plus contraintes de quitter leurs foyers pour échapper aux violences.

Afriksoir

Source : afriksoir.net