En Tunisie, la Coupe du monde qui était sensé être un événement heureux, s’est vite transformée en un cauchemar. Appelé en sapeur pompier, Hervé Renard semble être animé par un sentiment de honte après sa première sur le banc.
La 23e édition de la Coupe du monde entame l’ultime match de sa phase de groupes. En attendant de connaître le sort de la majorité des sélections, la Tunisie attend juste son dernier match pour plier bagages. Et pour cause, les deux premières sorties ont été catastrophiques. 5-1 contre la Suède, 4-0 face au Japon, les Aigles du Carthage sont passés à côté de leur participation.
Alors que l’intention est de sauver l’honneur contre les Pays-Bas, Hervé Renard s’est exprimé en conférence de presse avant la rencontre. Il a profité pour revenir sur le match perdu contre la formation nippone exprimant sa grande honte. «Après le match du Japon, j’ai eu honte vis-à-vis du public tunisien, c’est ce sentiment de honte qui m’a animé, plutôt que l’avenir. Dans le foot, il faut avoir de la fierté. Même quand c’est plus dur, il faut être à la hauteur pour soi-même, être digne jusqu’au bout », a-t-il laissé entendre.
L’homme à la chemise blanche entend sortir de la compétition la tête haute et compte donc mettre les ingrédients qu’il faut. Il a également évoqué son avenir en affirmant que : « L’Arabie saoudite, c’était bien. Mais l’Afrique me manquait. Je ne sais pas ce que sera mon futur, mais je pense que je resterai sur ce continent. C’est difficile à expliquer, mais c’est ce sentiment que j’ai ici. C’est peut-être lié au respect que les gens ont pour moi ici. On en parlera plus tard, mais je me sens bien ici ».