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Déguerpissement à Port-Bouët : Quand le District dit exécuter l’ordre du Maire Sylvestre EMMOU qu’il dénonce aujourd’hui

Déguerpissement à Port-Bouët : Quand le District dit exécuter l’ordre du Maire Sylvestre EMMOU qu’il dénonce aujourd’hui

La correspondance entre la Mairie de Port-Bouët et le District Autonome d’Abidjan vire au bras de fer. Au cœur du litige : les opérations de déguerpissement qui ont touché plusieurs quartiers de la commune. Dans un courrier référencé N°0061/MPB/SG et daté du 17 juin 2026, le Maire de la commune de Port-Bouët, Sylvestre EMMOU, répond au District d’Abidjan.

La correspondance entre la Mairie de Port-Bouët et le District Autonome d’Abidjan vire au bras de fer. Au cœur du litige : les opérations de déguerpissement qui ont touché plusieurs quartiers de la commune.

Dans un courrier référencé N°0061/MPB/SG et daté du 17 juin 2026, le Maire de la commune de Port-Bouët, Sylvestre EMMOU, répond au District d’Abidjan. Il accuse réception de la confirmation des opérations de déguerpissement à Vridi 3, Toviato et Vridi Canal.

Mais le ton change vite. L’édile « déplore » les démolitions au regard de leurs « conséquences multiformes ». Selon la Mairie, le bilan est plus lourd que prévu : 7 sites au total, avec en plus Cité Perdue, Port-Bouët Phare, Vridi plage et le village Anlaya. 

Conséquence : « plus de cent mille (100 000) personnes affectées » et des « difficultés d’ordre humain, social, sanitaire et économique ». Le Maire appelle donc à une collaboration « concertée » pour concilier intérêt public et respect des droits, en vertu de la loi n°2003-208.

Dans sa note N°0085/2026, datée du 29 juin, le Directeur de Cabinet du Ministre Gouverneur, TOURÉ Mathieu, botte en touche. « Les opérations visées… correspondent bien, à la demande que vous avez formulée avec insistance », lors de la rencontre du 21 février 2024, rappelle le District. Objectif de l’époque : en finir avec « le désordre endémique, l’insalubrité, l’insécurité ».

Le courrier ne mâche pas ses mots : « tragi-comédie, le cœur en bandoulière ». Et conclut sur un désaccord de fond : « Nous ne partageons ni le même souci du respect de la dignité humaine… ni la même vision d’une Côte d’Ivoire, terre d’espérance ».

Le District dit exécuter une instruction du Maire. Le Maire dénonce aujourd’hui l’ampleur et le coût humain de cette même opération. Pendant ce temps, plus de 100 000 habitants de Port-Bouët attendent une issue pour se reloger.

Lemeridien.ci

Source : lemeridien.ci