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Déguerpissements de GESCO (Yopougon) : Le dossier explosif refait surface, Bacongo et les victimes au tribunal

Déguerpissements de GESCO (Yopougon) : Le dossier explosif refait surface, Bacongo et les victimes au tribunal

Le dossier explosif des déguerpissements qui ont eu lieu à Yopougon GESCO, en 2024, refait surface. Hier mardi 23 juin 2026, le Collectif des victimes des déguerpissements des cités Éden, Pays-Bas et des sous-quartiers a tenu une conférence de presse organisée. Face aux médias, les responsables du Collectif ont dénoncé ce qu’ils qualifient de « spoliation sans préavis ».

Le dossier explosif des déguerpissements qui ont eu lieu à Yopougon GESCO, en 2024, refait surface. Hier mardi 23 juin 2026, le Collectif des victimes des déguerpissements des cités Éden, Pays-Bas et des sous-quartiers a tenu une conférence de presse organisée. Face aux médias, les responsables du Collectif ont dénoncé ce qu’ils qualifient de « spoliation sans préavis ».

Loin de tomber dans l’abandon, les déguerpis réaffirment leur détermination à obtenir justice et réparation pour les préjudices subis. Plus de deux ans après, la douleur reste vive chez les populations concernées. Réunis autour de leur porte-parole, Mme Rose Koné, les membres du Collectif ont exprimé leur indignation face à ce qu’ils considèrent comme une grave violation de leurs droits. Selon eux, les déguerpissements intervenus au début de l’année 2024 ont été exécutés sans notification préalable ni respect des procédures administratives requises. Les victimes soutiennent que leurs habitations étaient érigées sur des terrains régulièrement attribués par l’État de Côte d’Ivoire et que plusieurs propriétaires détenaient des Arrêtés de Concession Définitive (ACD).

Des pertes matérielles et humaines considérables

Selon leurs déclarations, trois membres du Collectif auraient perdu la vie à la suite des difficultés engendrées par les démolitions. De nombreux autres seraient confrontés à des problèmes de santé et à une précarité accrue. « Se loger, se nourrir et se soigner est devenu un véritable parcours du combattant pour de nombreuses familles, notamment les retraités. », a déploré Mme Rose Koné.

Des promesses restées sans suite

Les victimes reprochent aux différentes autorités concernées, notamment le District autonome d’Abidjan, la Mairie de Yopougon et les services de l’État, de n’avoir apporté aucune solution durable à leur situation. Les promesses d’indemnisation et de relogement seraient restées lettre morte. Les victimes indiquent n’avoir bénéficié que d’une aide exceptionnelle de 250 000 francs CFA par famille, une somme qu’elles jugent largement insuffisante au regard des pertes enregistrées.

Une bataille judiciaire engagée

Le Collectif intenté des actions en justice pour obtenir réparation. A déclaré la porte-parole du Collectif. Après plusieurs audiences tenues les 16 avril, 4 mai et 21 mai 2026, une nouvelle étape judiciaire est attendue le jeudi 25 juin 2026. Le Collectif dénonce des tentatives de division interne. « Nous constatons avec stupéfaction qu’une véritable supercherie s’organise au niveau des greffes, où certains agents s’adonnent au malin plaisir d’appeler individuellement nos membres. Ces manœuvres visent soit à faire pression sur les détenteurs d’ACD pour qu’ils se désolidarisent du Collectif, soit à politiser notre douleur pour masquer le fond juridique du dossier. », révèle le Collectif.

Le Nouveau Réveil

Source : afriksoir.net