Grâce présidentielle à 250 000 FCFA : quand le chef de chambre dépouille son codétenu de 72 ans
Selon L'Observateur, S. M. Dramé, déjà placé en détention préventive depuis huit mois dans une autre affaire d'escroquerie à Touba, risque une nouvelle condamnation. Actuel chef de la chambre 11 de la prison de Diourbel, il est poursuivi pour avoir promis à l'un de ses codétenus une grâce présidentielle en échange de 250 000 FCFA.
Le quotidien d'information révèle que la victime, M. Ba, un berger de 72 ans, père de neuf enfants et marié à trois épouses, purgeait une peine de trois mois ferme pour coups et blessures volontaires. Souffrant de problèmes de santé et désireux de passer la Tabaski en famille à Touba Belel, il a accepté la proposition de Dramé, qui lui assurait qu'un dignitaire mouride dénommé « Cheikh Sarr » pouvait user de son influence auprès du chef de l'État Bassirou Diomaye Faye. L'argent a ensuite été envoyé par transfert Wave.
Le journal du Groupe futurs médias (Gfm) ajoute que le septuagénaire a failli s'effondrer en découvrant, à la veille de la fête, que son nom ne figurait pas sur la liste des détenus graciés. Se sentant abusé, il a immédiatement porté plainte contre son chef de chambre.
À la barre, Dramé a nié avoir perçu le moindre centime, soutenant qu'il s'était contenté de jouer les intermédiaires bénévoles. Une version catégoriquement rejetée par la victime, qui a juré devant le tribunal que le prévenu lui avait lui-même dicté le numéro de téléphone et lui avait confirmé avoir reçu l'argent, rapporte la même source.
Convaincu de la culpabilité du prévenu, le procureur a requis un an de prison ferme, tandis que la défense a plaidé la relaxe. Le verdict est attendu ce jeudi 25 juin 2026, conclut le titre de Gfm.
Auteur: Senewebnews-RP
Publié le: Mercredi 24 Juin 2026