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Julius Malema tacle les xénophobes sud-africains : « Ils sont respectueux avec les Blancs et agressifs envers les Noirs »

Julius Malema tacle les xénophobes sud-africains : « Ils sont respectueux avec les Blancs et agressifs envers les Noirs »

« Ils sont respectueux avec les Blancs et agressifs envers les Noirs. » C’est l’une des phrases fortes prononcées par Julius Malema lors d’un meeting tenu le samedi 20 juin 2026. Le leader de l’EFF y a dénoncé les mouvements xénophobes sud-africains, qu’il accuse de s’en prendre principalement aux immigrés africains noirs tout en épargnant d’autres catégories d’étrangers.

« Ils sont respectueux avec les Blancs et agressifs envers les Noirs. » C’est l’une des phrases fortes prononcées par Julius Malema lors d’un meeting tenu le samedi 20 juin 2026. Le leader de l’EFF y a dénoncé les mouvements xénophobes sud-africains, qu’il accuse de s’en prendre principalement aux immigrés africains noirs tout en épargnant d’autres catégories d’étrangers. Voici sa déclaration :

Ils ont peur des Blancs. Regardez-les : lorsqu’ils s’adressent à une personne blanche, ils sont très respectueux, polis et mesurés. Mais lorsqu’ils parlent à une personne noire, ils deviennent agressifs et violents. Posons-nous une question. Après avoir manifesté en affirmant que vous ne voulez plus de Zimbabwéens, de Nigériens ou d’autres étrangers, après avoir fermé des commerces et organisé des marches, pourquoi ne revenez-vous pas le lendemain pour nous dire : « Nous avons expulsé dix Zimbabwéens et, grâce à cela, dix Sud-Africains ont obtenu un emploi » ? Un tel rapport n’existe pas.

Pourquoi ? Parce que ces travailleurs étrangers occupent souvent des emplois précaires et sous-payés. Vous, vous aspirez à des emplois décents, avec un salaire convenable, un contrat de travail, une pension de retraite et une couverture médicale. Et vous avez raison de le vouloir. Mais pourquoi nous battons-nous les uns contre les autres ? Ce sont les mêmes forces qui, pendant l’apartheid, ont dressé les Noirs contre les Noirs. Elles ont financé et encouragé ces divisions.

Les mêmes provinces où les Noirs s’entretuaient durant l’apartheid, sous l’influence du régime de l’époque, sont aujourd’hui celles où les Noirs s’attaquent encore à d’autres Noirs. Le scénario est le même. Lorsque des enfants noirs étaient exclus de l’école en 1976, lorsque nos parents étaient privés d’éducation parce qu’ils n’avaient pas les moyens de payer les frais scolaires, nous avons souffert de cette injustice. Je refuse aujourd’hui de reproduire ce rôle d’oppresseur.

Je ne retirerai jamais une femme enceinte d’un hôpital parce qu’elle n’est pas sud-africaine. Je ne laisserai jamais une femme accoucher à la porte d’un établissement de santé, mettant ainsi en danger sa vie et celle de son enfant. Et je ne pourrai jamais regarder mes propres enfants avec fierté après avoir contribué à la mort d’un être humain. Je ne ferai jamais cela.

Je ne suis pas entré en politique pour être élu. J’étais encore très jeune lorsque je me suis engagé. Les positions que je défends aujourd’hui sont le résultat de cette expérience et de cet engagement. Je suis en politique pour porter la voix des peuples africains opprimés depuis trop longtemps. Nous ne disons pas que n’importe quel Zimbabwéen, Nigérian ou Ghanéen peut venir commettre des crimes. De la même manière, aucun Sud-Africain ne devrait le faire.

Quiconque se livre au trafic de drogue ou à la criminalité, qu’il soit Sud-Africain ou étranger, doit répondre de ses actes devant la loi. Nous ne voulons pas d’une justice populaire ou d’une justice de rue. Commençons plutôt par appliquer les lois du pays en matière d’immigration. Le ministre de l’Intérieur est responsable de cette question. Pourtant, ceux qui prétendent lutter contre l’immigration clandestine ne l’accompagnent jamais dans cette mission. Pourquoi ?

Parce qu’ils ont peur des Blancs. Regardez-les : lorsqu’ils parlent à un homme blanc, ils sont respectueux. Lorsqu’ils s’adressent à un Noir, ils deviennent agressifs. Quand organiseront-ils une marche au Cap ? De nombreux immigrés blancs en situation irrégulière vivent également au Cap. Pourquoi ne leur demandent-ils pas de présenter leurs documents de séjour ? Dans la province du Nord-Ouest, de nombreux Blancs affirment posséder des terres. Pourtant, lorsqu’on leur demande de produire certains documents de propriété, beaucoup ne peuvent pas le faire. Certains ont transféré leurs biens à d’autres personnes dans les années 1990 lorsqu’ils ont compris que la démocratie arrivait.

Beaucoup de Blancs vivant illégalement en Afrique du Sud devraient être traités de la même manière que n’importe quel autre étranger en situation irrégulière. Mais pendant que l’on focalise l’attention sur les Zimbabwéens, la véritable question demeure celle de la terre, des richesses, des mines, des banques et du contrôle de l’économie. Vous vous battez pour des questions secondaires pendant que d’autres s’emparent de nos ressources minières et de nos terres. On vous distrait afin que vous vous affrontiez entre vous, pendant que les véritables enjeux passent au second plan. C’est le moment d’ouvrir les yeux. C’est le moment d’être plus vigilants et plus conscients de ce qui se joue réellement.

Ndlr : Le titre et l’introduction sont de Afriksoir.net

Source : afriksoir.net