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Société : La consommation de viande de chat est-elle illégale ? Ce que dit la loi ivoirienne

Société : La consommation de viande de chat est-elle illégale ? Ce que dit la loi ivoirienne

Attention aux mangeurs de chats en Côte d'Ivoire ! Selon les précisions du juriste Blessing, tuer un animal domestique sans motif légitime expose à de la prison ferme. C’est une pratique qui, bien que minoritaire, alimente régulièrement les débats et les tensions dans plusieurs quartiers en Côte d’Ivoire : la consommation de la viande de chat.

Attention aux mangeurs de chats en Côte d'Ivoire ! Selon les précisions du juriste Blessing, tuer un animal domestique sans motif légitime expose à de la prison ferme.

C’est une pratique qui, bien que minoritaire, alimente régulièrement les débats et les tensions dans plusieurs quartiers en Côte d’Ivoire : la consommation de la viande de chat. Souvent perçue à tort comme un simple choix gastronomique ou culturel par ses adeptes, cette habitude s’oppose pourtant de plein fouet aux textes de loi en vigueur dans le pays. Le juriste Blessing a tenu à faire une mise au point juridique indispensable pour rappeler les risques pénaux encourus.

En Côte d’Ivoire, le statut juridique des animaux de compagnie (chiens, chats) est encadré pour éviter les dérives et les actes de cruauté gratuite. Contrairement aux idées reçues, on ne peut pas disposer de la vie d’un animal domestique selon son bon vouloir.

Le juriste Blessing clarifie la position du code pénal et des textes complémentaires :

« En Côte d’Ivoire, il est interdit de tuer des animaux domestiques sans motif légitime. Arrêtez de manger les chats. »

Par « motif légitime », le droit entend généralement l’euthanasie médicale pratiquée par un vétérinaire pour abréger les souffrances d’un animal malade, ou la légitime défense face à un animal dangereux. La consommation humaine ne rentre absolument pas dans ce cadre légal pour ces espèces.

Ceux qui s’adonnent à la capture, à l’abattage et à la consommation des chats s’exposent à des vagues de poursuites judiciaires. Les sanctions financières et privatives de liberté sont particulièrement dissuasives :

  • Peine d’emprisonnement : Le contrevenant risque une peine allant de 15 jours à 6 mois de prison ferme.

  • Sanction financière : Une amende de 50 000 FCFA à 500 000 FCFA peut être prononcée par le juge.

Ces peines visent à punir non seulement l’acte de mise à mort, mais aussi le vol d’animaux d’autrui, de nombreux chats consommés étant souvent dérobés à leurs propriétaires légitimes dans les concessions.

Au-delà de l’aspect purement légal et de la protection animale, la consommation de viande de chat pose de sérieux problèmes sanitaires. Ces animaux, lorsqu’ils errent, peuvent être porteurs de maladies transmissibles à l’homme (zoonoses).

Les autorités encouragent les populations à faire preuve de civisme et à dénoncer les abattoirs clandestins ou les individus se livrant à ces pratiques dans les quartiers.

Le message de la communauté juridique est on ne peut plus clair : la récréation est terminée pour les amateurs de viande féline. En Côte d’Ivoire, le chat est un animal de compagnie protégé par la loi, et non un produit de boucherie. Le jour où la justice mettra la main sur les contrevenants, la rigueur de la loi s’appliquera dans toute sa splendeur. À bon entendeur, salut !

Date de publication : 21 juin 2026

Austin KOFFI

Source : son2baby.com