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Un drame social à Soft Drink Côte d’Ivoire : 300 travailleurs dans une précarité extrême abandonnés par le groupe londonien DUET

Un drame social à Soft Drink Côte d’Ivoire : 300 travailleurs dans une précarité extrême abandonnés par le groupe londonien DUET

En violation flagrante des lois locales, disparait avec les droits Sivop-Qui paiera les droits des travailleurs après le procès gagné Un tour en zone industrielle à Yopougon au nord d’Abidjan, en passant dans la rue abritant les bâtisses de Soft Drink Côte d’Ivoire, et le constat saute à l’œil la société Sivop prend le contrôle des lieux.

En violation flagrante des lois locales, disparait avec les droits 

Sivop-Qui paiera les droits des travailleurs après le procès gagné

 

  

Un tour en zone industrielle à Yopougon au nord d’Abidjan, en passant dans la rue abritant les bâtisses de Soft Drink Côte d’Ivoire, et le constat saute à l’œil la société Sivop prend le contrôle des lieux. Plusieurs de ses engins roulant actifs sont en train de démonter et décoiffer les bâtiments de Soft Drink. Deux bâtiments en train d’être détruits totalement. Le bâtiment administratif et le bâtiment commercial. Dans l’enceinte de l'entreprise, des camions de livraison de Sivop son en action.  Mais, parcourons ensemble ce que le Collectif dit au Chef de l'Etat Alassane Ouattara.....

 

 

« Excellence Monsieur le Président de la République, écrit le Collectif ;

Nous le Collectif des travailleurs de Soft Drinks Côte d’Ivoire, a l’honneur de soumettre à votre haute attention la présente requête, aux fins d’obtenir votre intervention dans le cadre du non-paiement, par notre employeur, de plus de douze (12) mois de salaires et droits légaux, représentant une somme totale supérieur à trente millions de francs CFA (30.000.000 CFA).

Après avoir saisi le tribunal, du travail compétant, une décision judiciaire (n°560/CS3A/2025 a condamné la société Soft Drinks CI à s’acquitter de ses obligations salariales et légales à notre égard. Toutefois, malgré l’intervention d’un commissaire de justice en vue de l’exécution de cette décision, les locaux de la société demeurent fermés et notre employeur reste introuvable sur le territoire national.

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Cette situation plonge nos familles dans une précarité extrême. Plusieurs de nos collègues M. KONE Bazoumana, M. COULIBALY Lamine, M. KOFFI Jean Mari et SERY Dali Mathias sont décédés, faute de ressources suffisantes pour se soigner. M YAO Théodore soufre quant à lui de troubles mentaux et erre dans les rues de Yopougon. Des ménages se sont disloqués et des enfants ont été contraint d’abandonner leur scolarité. Ce drame est la conséquence directe des agissements du groupe londonien DUET, qui a quitté le territoire ivoirien en violation flagrante des lois locales, laissant près de trois cents (300) travailleurs de SOFT DRINKS CI et de SAPLED sans ressources.

Conscient de votre attachement au bien être des travailleurs ivoiriens et forts des actions concrètes que votre Excellence menées en faveur des populations vulnérables, nous sollicitons humblement votre intervention personnelle afin qu’une solution pérenne soit apportée à notre détresse. Nous demeurons convaincus que votre autorité permettra de contraindre notre employeur à honorer ses obligations et à réparer le préjudice causé. Dans l’attente de votre haute bienveillance, nous prions Votre excellence de bien vouloir agréer l’expression de notre profond respect et de notre très haute considération.

Les représentants du collectif : TRAORE Abdramane - KONE Gogbeu ;   SEKONGO Tchanga ; PALM Séraphin ; COULIBALY Namogo Youssouf ;    YAPO Pierre Euloge Agbo ; KOUADIO Konan Félix ».

 

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Petit rappel du tango Soft Drinks et coup de théâtre

C’est la difficile situation des travailleurs de la société Soft Drinks, qui a racheté SAPLED (fabricant du jus Tampico). Elle est productrice de boisson gazeuse dont l’un des produits phare était PEPSI COLA. Elle a subitement fermé ses portes. Si les portes sont closes, et vendue à la société Sivop aux dernières nouvelles, que deviennent ses employés laissés devant le portail. Déjà plus de huit mois que dure le supplice infligé par l’employeur aux travailleurs qui appellent le gouvernement ivoirien au secours. 

Une cinquantaine de travailleurs de ladite entreprise ont déposé plainte à l'Inspection du travail de Yopougon. C’est cette commune qui abrite les locaux de la société Soft Drinks Côte d’Ivoire. Plusieurs d’entre eux ont perdu espoir. Ils sont marqués par le découragement et le poids des rayons du soleil. Mais six (6) parmi eux ont décidé de continuer et porter le combat pour le paiement de leurs droits. Regroupés au sein du Collectif des Travailleurs de Soft Drinks Côte d’Ivoire, ils donnent toujours de la voix, tout en distillant des écrits aux différents membres du gouvernement, sans oublier le Procureur de la République, même si celui-ci n’est pas réputé donner suite à leurs requêtes.

  ET le britannique Duet

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En janvier 2016, le britannique Duet rachète la société ivoirienne SAPLED du groupe Sifaoui et détient désormais la licence ‘‘Tampico’’ la Société Africaine des Produits Laitiers et Dérivés (SAPLED), est désomais contrôlée par la Duet Consumer Ivory Coast Holdings (DCICH) et   Samir Farhat pour PDG. Ainsi, le groupe Duet a racheté les deux entreprises qui appartenaient à Abdallah Sifaoui. C'est-à-dire Sapled qui faisait les TAMPICO et Soft Drink qui fait les PEPSI COLA. 

C'est ce nouveau groupe qui va hériter des problèmes de l’entreprise dont l’actionnaire minoritaire et administrateur l'entreprise sera, le DG Aliali Jules. Contre toute attente, le 9 août 2023, arrivés sur les lieux comme à l’accoutumé pour travail, les travailleurs se voient interdire l'accès de la société, car les portes sont hermétiquement fermées, sans motif. Les travailleurs de cette société baignent dans l'incompréhension totale, une situation qui leur cause d'énormes désagréments. Le gardien leur dit qu’il ne voit plus lui-même le patron. Mais qu’il surveille quand-même les locaux.

 

L’affaire atterrit devant le Tribunal du Travail et les travailleurs triomphent

Jugement social de défaut n°560/CS3A du 19/03/ 2025 ; dans l'affaire six employés contre la Société Soft Drinks Côte d'Ivoire SA. Décision : condamne la société SOFT DRINKS Côte d'Ivoire SA « au paiement de diverses sommes à titre de droits de rupture et de dommages-intérêts ». L’affaire fait l’objet de plusieurs renvois, notamment pour retenu, attribution à la CS3A et observations des parties, avant d'être mise en délibéré au 19 février 2025, lequel délibéré a été prorogé au 5 mars 2025. Vidant son délibéré à cette audience, le Tribunal a statué en ces termes (..)

« Statuant en matière sociale, en son audience publique ordinaire du 19 mars 2025

PAR CES MOTIFS ; Statuant publiquement en premier ressort en matière sociale, le tribunal du travail donne défaut contre la société Soft Drinks CI SA ; Dit que la rupture de leurs contrats de travail est abusive et imputable à la société SOFT DRINKS Cote d'Ivoire. Condamne la société SOFT DRINKS Cl au paiement des sommes suivantes : Indemnité de licenciement, Indemnité compensatrice de préavis, Indemnité compensatrice congé payé : Rappel gratification, Arriéré salaire, Dommages intérêts de pour non remise de certificat de travail, Dommages intérêts pour non-remise du relevé nominatif CNPS… Au principal : 27.377.926 FCFA ; intérêt de droit :  1.762.289 et émoluments et frais de commissaire 3.033.045. Soit un total de 32.163.260 FCFA ».

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Mais un beau matin, comme à l’accoutumé, ils se rendent au lieu de travail. Une fois sur le lieu, ils constatent la fermeture du portail de la société. « Sans une note de service ». Les gardiens font savoir à tous les employés arrivant que leur patron Aliali JULES annonce que « l’entreprise ne travaille pas jusqu’à nouvel ordre ». C’est qu’un beau matin, relatent-ils, comme à l’accoutumé, ils se rendent au lieu de travail. Une fois sur le lieu, ils constatent la fermeture du portail de la société. « Sans une note de service ».

Les gardiens font savoir à tous les employés arrivant que leur patron Aliali JULES annonce que « l’entreprise ne travaille pas jusqu’à nouvel ordre. Le Commissaire dde Justice avec la décision du tribunal constat que les comptes bancaires de Soft Drinks sont vides et aucune trace de notre employeur. Nous avons interpellé l’Etat de Côte d’Ivoire via le Ministère de la Justice pour non-exécution de décision de justice.

Mais hélas aucune suite. Certains de nos camarades sont morts dans la tristesse et leurs familles dans le désarroi total c’est pourquoi nous demandons l’intervention du chef de l’Etat Alassane Ouattara », explique calmement, le porte-parole du collectif, Traoré Abdramane.  Que faire dans ces conditions, lorsqu’une multinationale implantée dans un pays ferme portes et les employés sur le carreau ?  

Les travailleurs ont gagné le procès. Aujourd’hui en 2026, la fermeture des locaux a été constatée. Le Directeur général Aliali est injoignable voire introuvable par ses employés. Le collectif des Travailleurs de Soft Drinks Côte d’Ivoire a un seul recours : appeler le gouvernement au secours.  A SUIVRE…

 

Source : ledebativoirien.net