Le ministère délégué chargé des Affaires maritimes a fait le point sur la grève initiée par le Syndicat national des agents des Affaires maritimes (SYNABEPAM) ainsi que sur les suites administratives et judiciaires qui en découlent. Selon une note officielle publiée le 12 juin 2026, plusieurs tentatives de dialogue ont été engagées avant le déclenchement du mouvement.
Le syndicat avait déposé, le 20 avril 2026, un préavis de grève illimitée fondé sur neuf revendications. Malgré de nombreuses rencontres entre les responsables syndicaux et les autorités, aucun accord n’a été trouvé sur deux points majeurs à savoir la revalorisation de la prime trimestrielle et le paiement du complément à l’indemnité contributive au logement.
Plusieurs tentatives de négociation avant la grève
Le ministère affirme avoir multiplié les échanges avec le SYNABEPAM dès le dépôt du préavis. Toutefois des discussions ont notamment eu lieu avec le Directeur général des Affaires maritimes, le ministre délégué ainsi qu’un groupe de travail spécialement mis en place pour examiner les revendications.
À l’issue des enquêtes préliminaires, 16 agents ont été libérés tandis que 34 autres ont été déférés devant le procureur de la République leur procès est prévu pour le 23 juin 2026.
Selon les autorités, sept des neuf points soulevés par le syndicat ont fait l’objet d’un consensus. En revanche, les revendications liées aux primes et au logement se sont heurtées à des contraintes budgétaires et réglementaires. Le ministère assure avoir engagé des démarches auprès des services compétents afin d’y apporter des réponses.
Le 7 juin 2026, à la veille du mouvement, le cabinet du ministre des Transports et des Affaires maritimes aurait demandé aux responsables syndicaux de suspendre la grève dans l’attente d’une rencontre prévue le lendemain avec le ministre. Une proposition qui aurait été rejetée par le SYNABEPAM.
Cinquante agents interpellés, 34 renvoyés devant la justice
Des agents répondant au mot d’ordre de la grève se sont rassemblés devant le siège de la Direction générale des Affaires maritimes le 08 juin 2026 . Selon la note ministérielle, certains manifestants auraient empêché l’accès aux locaux et obstrué la voie publique.
Face à cette situation, les forces de l’ordre sont intervenues pour rétablir l’ordre. Au total, 50 agents ont été interpellés, dont 37 par la police et 13 par la gendarmerie. À l’issue des enquêtes préliminaires, 16 agents ont été libérés tandis que 34 autres ont été déférés devant le procureur de la République leur procès est prévu pour le 23 juin 2026.
Dans sa note, le ministère rappelle que le droit de grève est reconnu aux fonctionnaires, mais souligne qu’il ne permet ni d’empêcher l’accès aux services publics ni d’obstruer les voies publiques. Les autorités précisent ainsi que les interpellations seraient liées à des troubles à l’ordre public et non à l’exercice du droit de grève
Marie France KOSSONOU
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