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Côte d’Ivoire : 10 ans de prison ferme requis contre l’ex-SE du Conseil national du tourisme

Côte d’Ivoire : 10 ans de prison ferme requis contre l’ex-SE du Conseil national du tourisme

L’ancien Secrétaire exécutif du Conseil national du tourisme (CNT), Aphing Kouassi N’dri, encourt une lourde peine dans l’affaire de détournement présumé de deniers publics. Le ministère public a requis, mardi 23 juin 2026, dix ans de prison ferme assortis d’une amende de 500 millions de francs CFA contre lui, lors de l’audience tenue devant le Pôle pénal, économique et financier.

L’ancien Secrétaire exécutif du Conseil national du tourisme (CNT), Aphing Kouassi N’dri
L’ancien Secrétaire exécutif du Conseil national du tourisme (CNT), Aphing Kouassi N’dri

L’ancien Secrétaire exécutif du Conseil national du tourisme (CNT), Aphing Kouassi N’dri, encourt une lourde peine dans l’affaire de détournement présumé de deniers publics. Le ministère public a requis, mardi 23 juin 2026, dix ans de prison ferme assortis d’une amende de 500 millions de francs CFA contre lui, lors de l’audience tenue devant le Pôle pénal, économique et financier.

Arrêté en décembre 2024, l’ex-patron du CNT comparaît aux côtés de huit autres prévenus poursuivis pour plusieurs chefs d’accusation, notamment détournement de deniers publics, faux et usage de faux en écriture privée de commerce ou de banque, escroquerie portant sur des numéraires, complicité de détournement de deniers publics et blanchiment de capitaux.

Au cœur de cette affaire, la gestion du Conseil national du tourisme durant les premiers mois de fonction d’Aphing Kouassi N’dri, nommé à la tête de la structure en février 2020. Selon les éléments de l’accusation, alors que le budget du CNT n’était pas encore disponible, il aurait sollicité des fournisseurs afin d’obtenir des avances en liquidités pour assurer le fonctionnement et l’équipement du siège.

Ces opérations, assimilées à des prêts à des taux jugés excessifs, (certains atteignant jusqu’à 100 %) ont rapidement dégénéré lorsque les créanciers n’ont pas obtenu remboursement auprès du Trésor public. Plusieurs d’entre eux ont alors saisi la justice, entraînant l’ouverture de cette procédure judiciaire dans laquelle l’État de Côte d’Ivoire s’est constitué partie civile.

D’après le journaliste Fernand Dedeh, sur les neuf prévenus, seul Aphing Kouassi N’dri est actuellement détenu. Sept autres comparaissent libres, tandis que deux accusés, Diab Raja épouse Najem et Karamoko Hamed Yaya, sont en fuite. L’État ivoirien, par la voix de son avocat, a demandé au tribunal de retenir l’ensemble des charges.

Le Procureur de la République a, pour sa part, reconnu l’ancien Secrétaire exécutif coupable de l’ensemble des faits qui lui sont reprochés. En plus des dix ans de prison et de l’amende de 500 millions FCFA requis contre lui, le parquet a également demandé dix ans de prison ferme et 150 millions FCFA d’amende pour son conseiller technique.

Concernant les autres prévenus, le ministère public a requis des peines de 36 mois de prison ferme et des amendes variant de 10 à 150 millions FCFA. Pour les deux fugitifs, le parquet a demandé dix ans d’emprisonnement ferme et 50 millions FCFA d’amende chacun, ainsi que la délivrance de mandats d’arrêt à leur encontre.

Face à ces accusations, la défense d’Aphing Kouassi N’dri plaide la bonne foi et met en avant les contraintes administratives auxquelles son client aurait été confronté. « Il a été nommé en février 2020. Le budget ne lui a été notifié qu’en 2021. Le rôle de l’État de Côte d’Ivoire est de faire en sorte les institutions créées fonctionnent correctement. Ça va éviter tout ça », a soutenu son avocat.

Poursuivant sa plaidoirie, il a ajouté : « Mon client a occupé de hautes fonctions dans l’administration. Il dit qu’il est guidé par la passion. Il aime relever les défis. Si on se retrouve avec des instructions sans argent, comment on fait ». Contestant tout préjudice financier subi par l’État, la défense a conclu : « L’État de Côte d’Ivoire n’a rien perdu. Nous allons chercher à poursuivre l’État parce qu’il nous a mis dans les problèmes. » Le verdict de cette affaire est attendu pour le 14 juillet 2026.

Rebecca Kouassi (stagiaire)

https://afriksoir.net/etats-unis-un-mineur-americain-se-suicide-apres-des-chantages-presumes-de-brouteurs-ivoiriens/

Source : afriksoir.net