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Forêt classée du Goin-Débé : « Il faut que les activités d’orpaillage cessent » (Jacques Assahoré)

Forêt classée du Goin-Débé : « Il faut que les activités d’orpaillage cessent » (Jacques Assahoré)

La situation de la forêt classée du Goin-Débé, dans la région du Cavally, continue de susciter de vives inquiétudes face à la recrudescence des occupations illégales et des activités d’orpaillage clandestin. Pour répondre à cette menace croissante sur ce patrimoine forestier stratégique, une importante mission de concertation et de sensibilisation s’est tenue le jeudi 11 juin 2026 à Guiglo.

La situation de la forêt classée du Goin-Débé, dans la région du Cavally, continue de susciter de vives inquiétudes face à la recrudescence des occupations illégales et des activités d’orpaillage clandestin. Pour répondre à cette menace croissante sur ce patrimoine forestier stratégique, une importante mission de concertation et de sensibilisation s’est tenue le jeudi 11 juin 2026 à Guiglo.

Conduite par la ministre d’État, présidente du Conseil régional du Cavally, Anne Désirée Ouloto-Lamizana, et le ministre des Eaux et Forêts, Jacques Assahoré Konan, cette rencontre a réuni les autorités administratives, les représentants des communautés riveraines ainsi que plusieurs acteurs techniques et locaux.

Dans son intervention, le ministre des Eaux et Forêts a rappelé avec fermeté le statut juridique de la forêt classée, insistant sur le fait qu’elle ne peut en aucun cas servir de zone d’habitation ou d’exploitation anarchique. Selon lui, la situation actuelle résulte d’une coexistence irrégulière devenue préoccupante, nécessitant une reprise en main urgente par l’État. « Nous avons un problème de coexistence dans une des forêts classées de l’État, ce qui ne devrait pas être, car une forêt classée n’a pas vocation à être habitée. Nous sommes venus ce matin rencontrer toutes les populations pour affirmer l’autorité de l’État, et dire que cette forêt classée doit revenir à l’État », a-t-il déclaré.

« Il faut que ces activités cessent et l’État prendra des mesures pour que l’orpaillage clandestin cesse dans ce massif forestier », a martelé Jacques Assahoré. Toutefois, les autorités ont tenu à rassurer les populations riveraines. Le ministre a souligné que la démarche engagée ne se fera pas au détriment des communautés locales, dont certaines vivent depuis longtemps autour ou à proximité de la forêt. Il a insisté sur la volonté de l’État de prendre en compte les intérêts légitimes des populations dans la recherche de solutions durables.

Dans cette perspective, un comité de pilotage multipartite sera mis en place afin d’examiner les préoccupations des différentes parties prenantes et de proposer des alternatives viables. Ce mécanisme de concertation devrait permettre d’apaiser les tensions et de prévenir d’éventuels conflits liés à l’accès et à l’usage des terres forestières.

La ministre d’État Anne Désirée Ouloto-Lamizana a, pour sa part, insisté sur la nécessité d’une action coordonnée et rigoureuse pour lutter efficacement contre l’orpaillage clandestin, qui contribue fortement à la dégradation de l’écosystème forestier du Cavally. Elle a réaffirmé l’engagement du gouvernement à protéger ce patrimoine national menacé.

Par ailleurs, les autorités ont annoncé l’implication d’un partenaire technique pour accompagner l’élaboration d’un plan de reforestation. Ce projet vise non seulement à restaurer les zones dégradées, mais aussi à promouvoir des modèles durables tels que l’agroforesterie, susceptibles d’offrir des alternatives économiques aux populations locales. Cette initiative marque une étape importante dans la volonté de l’État de concilier préservation environnementale, respect de la légalité et prise en compte des réalités socio-économiques des communautés vivant autour du Goin-Débé.

Afriksoir

Source : afriksoir.net