L’influenceur camerounais T.E., connu sur les réseaux sociaux sous le pseudonyme d’Elysée Le Snieper, a pris la parole au lendemain de sa condamnation par la justice ivoirienne. Reconnu coupable de calomnie et d’atteinte à l’intégrité des institutions de la République de Côte d’Ivoire, il a été condamné, le jeudi 25 juin 2026, à une peine d’un an d’emprisonnement avec sursis. Loin d’adopter un ton vindicatif, le créateur de contenus a tenu un discours empreint d’apaisement, affirmant qu’il ne nourrissait aucun ressentiment envers les Ivoiriens.
À sa sortie de l’audience, Elysée Le Snieper a d’abord exprimé sa gratitude envers les personnes qui l’ont soutenu tout au long de cette affaire, en particulier Yves Roland, l’ex-chargé de communication du défunt DJ Arafat, qu’il présente comme un acteur essentiel de sa défense.
« Je commence mes propos en disant merci au grand frère Yves Roland qui a été présent du début à la fin de la procédure. Il s’est vraiment battu pour moi. Il est Ivoirien. Et si un Ivoirien peut se battre ainsi pour moi, il n’y a aucune raison d’en vouloir aux Ivoiriens. J’ai été très bien traité, je n’ai subi aucun sévice. Tout s’est très bien passé. Tout est bien qui finit bien », a déclaré l’influenceur camerounais.
Ces propos interviennent dans un contexte marqué par une forte médiatisation de cette affaire, qui a suscité de nombreuses réactions aussi bien en Côte d’Ivoire qu’au Cameroun. En insistant sur les bonnes conditions de sa prise en charge par les autorités ivoiriennes, Elysée Le Snieper semble vouloir mettre un terme aux spéculations et éviter que cette affaire ne provoque des tensions entre les deux peuples
L’origine de cette procédure judiciaire remonte à la diffusion d’une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux. Dans cette séquence, l’influenceur aurait tenu des propos jugés offensants et diffamatoires à l’encontre des institutions ivoiriennes. La publication a rapidement suscité une vive indignation, conduisant les autorités à ouvrir une enquête afin d’établir les responsabilités. Le dimanche 21 juin 2026, Elysée Le Snieper a été interpellé dans un établissement hôtelier de Grand-Bassam où il séjournait dans le cadre d’un partenariat publicitaire. Selon les informations disponibles, son arrestation s’est déroulée sans incident avant son transfert devant les services compétents pour les besoins de l’enquête.
Les investigations ont porté sur le contenu de la vidéo incriminée ainsi que sur les circonstances de sa diffusion. Après plusieurs auditions, le dossier a été transmis au parquet, qui a décidé de poursuivre l’influenceur devant la justice. À l’issue de son procès, le tribunal l’a reconnu coupable des faits de calomnie et d’atteinte à l’intégrité des institutions de la République de Côte d’Ivoire. Il a été condamné à une peine d’un an de prison avec sursis, une décision qui lui permet de conserver sa liberté tout en constituant un avertissement judiciaire. Au-delà du cas d’Elysée Le Snieper, cette affaire illustre la volonté des autorités ivoiriennes de rappeler que les réseaux sociaux ne constituent pas un espace échappant au droit.
Si la liberté d’expression demeure un principe fondamental, son exercice implique le respect des lois et des institutions. Par son message de réconciliation, l’influenceur camerounais semble désormais vouloir tourner la page. Son appel à ne pas faire d’amalgame entre son expérience personnelle et le peuple ivoirien pourrait contribuer à apaiser les tensions nées de cette affaire et à préserver les liens de fraternité qui unissent la Côte d’Ivoire et le Cameroun.
Afriksoir