← Toutes les actualités

Abidjan-Pôle Pénale Economique et Financier : 10 ans de prison ferme, 500 millions d'amendes requis contre l'ex-SE du Conseil national du Tourisme

Abidjan-Pôle Pénale Economique et Financier : 10 ans de prison ferme, 500 millions d'amendes requis contre l'ex-SE du Conseil national du Tourisme

Le mardi 23 juin 2026, jour des réquisitions du ministère public et des plaidoiries des avocats dans l’affaire au Pôle Pénale Economique et Financier d’Abidjan. Des neuf prévenus, seul l'ex-secrétaire exécutif est détenu. Sept ont comparu libres, deux sont en fuite, Diab Raja épouse Najem et Karamoko Hamed Yaya.

Le mardi 23 juin 2026, jour des réquisitions du ministère public et des plaidoiries des avocats dans l’affaire au Pôle Pénale Economique et Financier d’Abidjan. Des neuf prévenus, seul l'ex-secrétaire exécutif est détenu. Sept ont comparu libres, deux sont en fuite, Diab Raja épouse Najem et Karamoko Hamed Yaya. Ce sont 10 ans de prison ferme, 500 millions d'amendes qui ont été requis contre l'ex-SE du Conseil national du Tourisme par le ministère public.

 A la Barre

L'ex-secrétaire exécutif du Conseil national et huit autres prévenus sont poursuivis devant le pôle pénal, économique et financier pour détournement de deniers publics, faux et usage de faux commis en écriture privée de commerce ou de banque pour certains, escroquerie portant sur des numéraires et complicité de détournement de deniers publics pour d'autres et blanchiment de capitaux pour les neuf (9).

L'ex-SE du Conseil national du tourisme a été nommé en février 2020 à la tête de la structure. Son budget n'était pas encore disponible. Il a contacté des fournisseurs pour obtenir du cash pour le fonctionnement et l'équipement du siège. En retour, les usuriers dont certains imposaient un taux de remboursement de 100%, n'ont pas obtenu satisfaction au Trésor. Certains ont saisi la Justice. L'Etat de Côte d'Ivoire s'est constitué partie civile dans l'affaire.

Cette pratique malheureusement fréquente dans l’admiration ivoirienne. Voir des fournisseurs en attendant le budget et en retour celui-ci reverse quelque chose au DAAF ou au gestionnaire.

pole pénale éconiomique et financier.jpg

L'avocat de l'État de Côte d'Ivoire sans détours : « Toutes les charges contre les prévenus doivent être retenues. Les faits sont établis. Je veux sortir de la liste grise du GAFI. Quand on commet un acte de corruption, cela sabote l'économie du pays. C'est un préjudice incalculable. Un préjudice en termes d'image. Nous demandons au tribunal de condamner les prévenus à nous 500 millions FCFA pour dommages et intérêts ».

 

Réquisitions du parquet

Le Procureur de la République a reconnu l'ex-secrétaire exécutif de tous les faits retenus contre lui et en répression, il a requis 10 ans de prison ferme et 500 millions FCFA. Il a également requis 10 ans de prison ferme et 150 millions FCFA pour le conseiller technique de l'ex-secrétaire exécutif du CNT.

Pour les autres prévenus, en dehors des deux en fuites, le ministère public a requis des peines de prison ferme de 36 mois de prison ferme et des amendes comprises entre 10 millions à 150 millions FCFA.

Pour les deux prévenus en fuite, le parquet a requis 10 ans de prison ferme, 50 millions FCFA d'amendes chacun. Le ministère public a demandé au tribunal de décerner des mandats d'arrêt contre Diab Raja épouse Najem et Karamoko Hamed.

 

Les avocats de la défense

L'avocat du principal prévenu a mis les agissements de son client au compte de sa passion et de sa volonté de remplir le cahier de sa structure. "Il a été nommé en février 2020. Le budget ne lui a été notifié qu'en 2021. Le rôle de l'État de Côte d'Ivoire est de faire en sorte les institutions créées fonctionnent correctement. Ça va éviter tout ça", a-t-il martelé.

 "Mon client a occupé de hautes fonctions dans l'administration. Il dit qu'il est guidé par la passion. Il aime relever les défis. Si on se retrouve avec des instructions sans argent, comment on fait", s'est-il interrogé comme pour jeter une pierre dans le jardin de l'État. Pour lui, les faits reprochés à son client ne sont pas avérés. "L'État de Côte d'Ivoire n'a rien perdu. Nous allons chercher à poursuivre l'État parce qu'il nous a mis dans les problèmes."

Tous les autres avocats ont abondé dans le même sens et demandé au tribunal de mettre fin aux poursuites contre leurs clients respectifs et surtout de rejeter la demande de constitution de partie civile de l'avocat de l'Etat de Côte d'Ivoire.  Le tribunal dira le verdict le 14 juillet 2026. A SUIVRE pour ce signal fort.

 

Source : ledebativoirien.net