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Burkina Faso : La banque de Moscou choisie pour garder la réserve d’or avec 25% d’intérêt Le gouvernement burkinabè a annoncé la signature d’un protocole d’accord avec la Banque de Moscou pour le…

Burkina Faso : La banque de Moscou choisie pour garder la réserve d’or avec 25% d’intérêt Le gouvernement burkinabè a annoncé la signature d’un protocole d’accord avec la Banque de Moscou pour le…

Le gouvernement burkinabè a annoncé la signature d’un protocole d’accord avec la Banque de Moscou pour le stockage des réserves d’or du pays. L’information a été rendue publique le 19 juin 2026 à Ouagadougou par le ministre de l’Économie, des Finances et de la Prospective, Dr Aboubacar Nacanabo.

Le gouvernement burkinabè a annoncé la signature d’un protocole d’accord avec la Banque de Moscou pour le stockage des réserves d’or du pays. L’information a été rendue publique le 19 juin 2026 à Ouagadougou par le ministre de l’Économie, des Finances et de la Prospective, Dr Aboubacar Nacanabo.

Selon le communiqué officiel du ministère, cet accord s’inscrit dans la politique de souveraineté économique et de diversification des partenariats stratégiques engagée par les autorités de la Transition. Il vise à assurer la sécurisation et la valorisation des réserves aurifères du Burkina Faso à travers un mécanisme de stockage présenté comme fiable, transparent et conforme aux standards internationaux. Dans son communiqué, le ministre a indiqué que cette initiative constitue « une étape décisive dans la gestion souveraine de nos ressources naturelles ». Le gouvernement estime que ce partenariat permettra de mieux protéger les avoirs stratégiques du pays tout en renforçant la coopération économique et financière avec la Russie.

Un accord présenté comme stratégique

Pour les autorités burkinabè, la signature de ce protocole traduit la volonté du président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, de renforcer le contrôle national sur les ressources stratégiques du pays. Le ministère souligne que cette coopération avec la Banque de Moscou s’inscrit dans une stratégie plus large de diversification des partenaires internationaux du Burkina Faso. « Elle traduit l’engagement du Président du Faso, le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ, à protéger les intérêts du Burkina Faso, à optimiser la gestion de nos réserves d’or et à bâtir des partenariats gagnant-gagnant au bénéfice du peuple burkinabè », précise le communiqué. Le gouvernement affirme également que cet accord contribuera à renforcer la sécurisation des réserves nationales tout en consolidant les fondamentaux macroéconomiques du pays.

Des modalités techniques encadrées

D’après les informations communiquées par le ministère, l’accord couvre plusieurs aspects liés à la gestion des réserves aurifères, notamment les modalités de dépôt, de conservation, de suivi et de rapatriement de l’or burkinabè. Les détails rendus publics indiquent également que la Banque de Moscou percevra une rémunération équivalente à 25 % sur chaque transaction liée aux opérations prévues dans le cadre de ce partenariat. Les autorités n’ont toutefois pas fourni davantage de précisions sur le mode de calcul de cette rémunération ni sur le volume exact des réserves concernées. Le ministère de l’Économie, des Finances et de la Prospective estime néanmoins que cet accord renforcera la souveraineté économique du Burkina Faso tout en offrant des garanties de sécurité pour la conservation de ses réserves stratégiques.

Une nouvelle orientation des partenariats internationaux

Cette décision intervient dans un contexte de redéfinition des partenariats économiques et financiers du Burkina Faso depuis l’arrivée au pouvoir des autorités de la Transition. Ouagadougou multiplie depuis plusieurs années les initiatives visant à diversifier ses relations internationales, notamment avec la Russie. En annonçant la conclusion de cet accord avec la Banque de Moscou, le gouvernement burkinabè affirme poursuivre sa stratégie de gestion plus souveraine des ressources nationales.

Les autorités ont enfin remercié l’ensemble des acteurs ayant contribué à la concrétisation de ce protocole et réaffirmé leur détermination à poursuivre les réformes destinées à renforcer le contrôle national sur les richesses du pays.

Djabiga Soro

Source : afriksoir.net